samedi 25 octobre 2008

Quand François Bon teste l'offre Fnac/Sony

Le billet de François Bon, "comment j’ai téléchargé mon propre livre à la Fnac ou l’art de se faire avoir", vient nous rappeler que le succès du livre électronique tiendra comme pour son prédécesseur à l'alchimie réussie support/auteur/lecteur. Elle est mise à mal aujourd'hui par une méconnaissance ou une mauvaise exploitation des possibilités de l'encre électronique et par la prépondérance du modèle économique sur l'éditorial et la technologie. Après diverses expérimentations sur les readers Sony existants, je crois que la chaîne du livre grand public ne se passera pas de nouveaux dispositifs, logiciels et plates-formes de diffusion associées spécialement conçus pour répondre à ces enjeux. Le billet de François Bon...

5 commentaires:

Anonyme a dit…

"la prépondérance du modèle économique sur l'éditorial et la technologie". ça veut dire quoi? FB reproche à adobe de ne pas permettre la justification sur son texte, et il est fâché avec son éditeur parce qu'il n'a pas eu le droit de voir son livre avant qu'il soit vendu trop cher sur le site de la fnac. Je ne vois pas le rapport entre ça et votre super plate-forme alchimique à la con dont apparemment personne ne veut.

Bruno Rives a dit…

@ Anonyme
"Je ne vois pas le rapport entre ça et votre super plate-forme alchimique"?
Le rapport, c'est simplement que les plates-formes génériques n'ont pas assez de ressources pour pouvoir traiter les contenus aussi bien que sur papier et permettre de les enrichir autant que sur ultra mobile ou sur iPhone like. Il faut imaginer d'autres approches avec les créateurs et les éditeurs.
" à la con dont apparemment personne ne veut."?
Si vous parlez des plates-formes dont j'accompagne le développement, elles sont expérimentales, leurs objectifs et conclusions ne sont connus que de ceux qui mènent ces projets et ne conduiront pas obligatoirement à des produits et activités similaires. Mon credo est qu'aujourd'hui l'alchimie du livre électronique sur papier électronique n'est pas aboutie.
Pour le reste, j'ai contribué sur le site de François bon et cela devrait répondre à votre première interrogation.

F a dit…

font toujours plaisir, ces courageux anonymous ! "dont apparemment personne ne veut" ça c'est du touché juste (! (et du pertinent, à ce que je sais des projets en cours!) et que c'est élégamment dit ! trinquons à lui!

Franck a dit…

Je suis d'accord sur pas mal de point avec ce billet, notamment sur le model économique choisi par la fnac.
Le décollage du livre électronique se fera si un effort est fait par les distributeurs.
Vendre les versions electroniques des livres au prix des versions poches me semblerais effectivement plus judicieux.
Je suis personnellement persuadé de l'avenir de cette technologie, et encore plus concernant les usages possibles avec des modèles du type "plastic logic".

Gary Gaignon a dit…

Il est surtout étonnant de la part de quelqu'un comme lui qu'il n'ait pas prévu être si surpris par sa déception du livre électronique dans sa facture actuelle parfaitement suicidaire auprès du grand public ! Cela doit bien faire 10 ans que je lance un appel désespéré depuis la belle époque d'www.editel.com au concepteur de génie qui saura réinventer le livre de papiel !