vendredi 7 novembre 2014

Le futur du papier, le papier électronique

Avec les nouveaux papiers électroniques s’ouvre un marché jusque-là réservé aux supports passifs, le document d’entreprise. Pour s’en convaincre, il suffit d'observer le cas de la publication scientifique ou technique. La taille A4 règne en reine, tout est prévu pour: souvent multi colonne, puisqu’il y a de la place, intégration d’illustrations et de schémas détaillés, et un besoin d’annotation claires, fines; des organisations de page pluri-centenaire, avec leurs codes: fondamentaux, commentaires, titres, et illustrations à une certaine position; marges différentes suivant les sections et les sujets, etc. Rien auquel des tablettes plus petites, ou des formats comme ePub, ne sont capables de répondre. Seul le papier classique convient.
Et le livre nouveau, le Qirnet, imposera de telles contraintes, l'interactivité, la réalité augmentée, et la communication en plus.

La révolution est en marche. Le Digital Paper A4, sur lequel nous travaillons depuis quelques mois en France, répond à toutes ces exigences, permet le partage des notes et l’accès Internet. On peut même y lire des romans du 18e dans leur format d'origine, consulter des gravures, des photographies, des médailles haute définition, des bandes dessinées, des plans, etc. Sans parler des usages qu’il permet pour les malvoyants, les dyslexiques, et autres personnes différentes.

Nous le montrerons lors du séminaire en ligne que Tebaldo organise le 19 novembre prochain et qui a pour thème «Innovations de rupture, opportunités et enjeux» (les deux autres technologies couvertes et complémentaires sont la robotique de nouvelle génération et la réalité augmentée).

Commande de papier électronique ou projets: Ecrire à l'Observatoire Tebaldo
Séminaire « Innovations de Rupture » : Informations et modalités d’inscription

lundi 20 octobre 2014

A PublieNet, Gallimard, Immateriel, Flammarion, Actualuna, Editis, Aldus2006, et bien d’autres...

L’imprimé classique, c’est mieux que le papier électronique, sauf…

Si vous êtes pauvre (1 million d’ouvrages libre de droit, dont les classiques, de facto)
Si vous êtes un petit éditeur, mal distribué auprès des libraires
Si vous êtes atypique (échec scolaire garanti, alors qua le livre numérique peut « le savoir », et s’adapter à chaque cas
Si vous êtes presbyte, ou en fin de vie pour pouvoir supporter le poids du livre ou la taille de ses caractères
Si vous partez en voyage, déjà limite sur le poids des bagages en cabine
Si vous avez envie de lire Phèdre en passant le Cap Horn, dixit Erik Orsenna
Si vous voulez lire Rabelais dans votre douche ou au bord d’une mer déchaînée, tel un François Bon sur l’ile d’Ouessant
Si vous vivez dans certaines partie du monde où l’humidité ambiante vous contraint à enfermer les ouvrages papier dans des armoires métalliques
Si vous voulez faire des livres de nouvelle génération, appelons-les des « qirnet », en oubliant le pire des formats pour l’encre électronique, ePub.

Pi-Cheng, Baegun (78 ans avant Gutenberg), et surtout Aldo Manuzio auraient opté pour l’encre électronique, comme l’a fait le premier taïkonaute pour limiter le poids des documents techniques au gramme près.

Pour conclure, mais conclue-t-on sur 3000 ans de transformation et de rupture, laissons la parole à Jean d’Ormesson. A la question de savoir si, digital native, il aurait été écrivain ou plutôt conteur sur l'Internet, il mentionne Chateaubriand, qui avait mieux que quiconque compris le nouvel ordre du temps des modernes, et répond:
"On écrit des choses différentes, on essaye de faire du nouveau, le monde bascule"
Blog de Bruno Rives, 21 mars 2011

Surveillez bien les supports de nouvelle génération, et, papier ou électronique, vive le livre!

mercredi 3 septembre 2014

Sony - Digital Paper, deux simples mots, mais le signal fort d'une rupture annoncée

Digital Paper (et non plus reader, tablette, "liseuse"), sont les mots pour désigner le dernier dispositif de Sony, uniquement distribué aux Etats-Unis pour l'instant, suivant un modèle économique et éditorial B-to-B.

Sans revenir sur les avantages de l'encre électronique en terme de lisibilité et d'autonomie, entre autres, ce "papier numérique" est impressionnant de légèreté pour qui l'a tenu dans ses mains. Ses fonctions d'écriture et d'annotation partagées approchent la perfection, en faisant la distinction entre stylet et paume de la main, entre écriture et interface de sélection/navigation. Sa taille A4 est le standard des documents professionnels, il est très utile pour le livre et les magazines.

"Digital Paper", deux simples mots, mais le signal fort d'une rupture annoncée: Le papier électronique entre dans l'ère du document d'entreprise, du livre de grande taille, et de contenus d'un nouveau type. Mais son développement, sa place entre média classique et tablette/smartphone/intelligence ambiante, sont des questions très complexes.
Il nous faut souvent des mois d'ateliers et d'échanges, d'analyse des retours d'expérience, de preuves de concepts, pour déterminer son impact, pour faire naitre les idées d'usage, et évaluer les modèles économiques pertinents.

Un projet d'expérimentation ou plus d'information sur les formats A4, A2 et mini?
Message direct (DM) @brunorives, mail, ou formulaire contact à droite de cette page.

dimanche 31 août 2014

Arrêt des readers Sony grand public, une nouvelle ère pour le livre en papier électronique?

En 2007, nous faisions une expérimentation d’encre électronique avec le journal Les Echos, et les premières maquettes furent réalisées sur un Sony Librié: son format permettait le rich media, et un podcast diffusait la voix de l’éditorialiste de la une. Il était possible de mêler les fonctions « avant/arrière » de l’hypertexte et « page précédente/suivante » du livre. Tout cela promettait des contenus de nouvelle génération combinant l’héritage du média classique et des fonctions numériques avancées (traitement des contenus pour malvoyants et atypiques, résumé progressif de l’ouvrage en cours de lecture, apparition de compléments dans la page, etc.).
L'expérimentation se passa plutôt bien, les abonnés et des marques contribuèrent largement au financement, mais il était sans doute un peu tôt. Nous avions dû produire un reader spécial, celui de Sony n'étant pas disponible pour ce genre de projet. La petite taille du dispositif, les limitations audio et le manque de 3G intégrée, entre autres choses, firent qu'il n'y eut pas de suite.

Puis Sony fit évoluer ses dispositifs, Amazon entra sur le marché, suivi par plusieurs autres.
La technologie d'affichage restait un avantage pour certains usages, en terme de transportabilité, d’annotation, de partage, par rapport au support classique, et de lisibilité, d’autonomie et de prix par rapport aux smartphones et tablettes. Mais une nouvelle alchimie du livre était encore à trouver, la gestion du format ePub sur reader, adopté par les éditeurs, offrait de trop faibles possibilités de mise en page et d’enrichissement. Et à moins de profiter d’un modèle économique et marketing multiple, tel celui d’Amazon ou de Rakuten, et encore, il était difficile de gagner de l’argent par la vente du seul reader.

Après des années de création de readers, Sony annonce qu’il ne prévoit pas de suite dans sa gamme grand public. C’est regrettable, ils figurent parmi les meilleurs.

Lorsque l’assistant personnel (PDA) de Sony, le Clié, fût arrêté en 2005, toute une communauté d’utilisateurs se sentit abandonnée, d’autant que ses caractéristiques étaient impressionnantes. Mais rapidement après, que restait-il de ce marché? Rien. Celui du mobile le remplaça, et Sony travaillait déjà avec Ericsson sur ce qui devait devenir l’un des smartphones les plus innovants, intégrant les fonctions des assistants personnels.
A l’instar du PDA, le mouvement de Sony annoncerait-il une nouvelle ère pour le livre en papier électronique?

Voir aussi Sony - Digital Paper, deux simples mots, mais le signal fort d'une rupture annoncée, et Sony Digital Paper A4, papier électronique et connaissance...

Plus en message direct (DM) @brunorives, mail, ou formulaire contact à droite de cette page. (DM) @brunorives ou par mail.

mardi 6 mai 2014

Paperfold de la Queen's University - Smartphone, notebook ou tout simplement imprimé de nouvelle génération?

"Soyez créatifs", tel était le mot d'ordre des premières personnes rencontrées chez E-Ink en 2006. Oublier le passé, pour se concentrer sur l'essentiel: que peut-on faire avec l'imprimé, lorsqu'il devient ré inscriptible, communicant, lorsqu'on va pouvoir annoter comme sur le papier classique et surtout partager les annotations? Voici un bon exemple, conçu par le Human Media Lab de la Queen's University. Paperfold, une série de feuilles en papier électronique, à géométrie variable, et qui profitent des avantages du support: autonomie, légèreté, lisibilité, lecture dense, personnalisation, à la différence des smartphones avec écran et architecture classiques. Paperfold est ainsi un smartphone, notebook, ou tout simplement un imprimé de nouvelle génération.

lundi 24 février 2014

Encre électronique, ruptures

A l'instar des médias classiques, l'évolution du papier électronique, de ses contrôleurs, de sa résolution, des modes "d'impression", ouvre en permanence de nouveaux marchés, de nouveaux usages.
Illustration de ces ruptures avec les photos de la version 2 du mobile Yotaphone, bien mieux réussie que le premier modèle, et qui préfigure de ce que l'on pourra faire en affichage petit format connecté.
Pour toute question, vous pouvez laisser votre mail:

jeudi 27 juin 2013

Nouveaux modèles industriels du papier électronique

Pio, de Lirobia - E-Ink
Le papier électronique entre dans une phase nouvelle. Non seulement le flexible et la taille changent la donne en ouvrant des marchés colossaux, mais l'approche industrielle la plus naturelle, prévisible mais non encore développée par les acteurs de l'électronique, fait son apparition.
Le "papier", son format, sa résolution, et jusqu'à sa forme et son électronique, peuvent être conçus spécifiquement pour certains usages ou marchés: taille A3 ou A2 pour la signalétique, cadran de montre arrondi ou incurvé, second écran de téléphone mobile, ou afficheurs pour robot de nouvelle génération et intelligence ambiante. Retour aux origines du papier et de l'encre, quand les imprimeurs possédaient leurs secrets et exclusivités. Bienvenue dans le monde des éditions et objets personnalisés.

Pour tout projet ou questions, vous pouvez laisser votre mail:

mardi 28 mai 2013

Encre électronique couleur E-Ink

Une couleur d'encre, ici le rouge, est une évolution considérable dans le développement du papier électronique. Obtenue jusqu'à présent par un filtre ajouté au substrat, qui dégrade le contraste et divise par trois la résolution (donc le dessin et le lissage des typographies, par exemple), elle est désormais faite d'un pigment de taille et de traitement analogues aux noirs ou aux blancs.
C'est la nouvelle technologie Spectra, d'E-Ink:

Pour tout projet ou questions, vous pouvez laisser votre mail:

mardi 21 mai 2013

Sony reader A4, papier électronique et connaissance...

Sony l'a fait! Un reader A4 à base de papier électronique, avec écriture et partage de notes, liaison Internet, qui vient répondre aux besoins des entreprises, des étudiants, des scientifiques. Avec ces grandes tailles, une autonomie de plusieurs semaines, et les nombreux avantages de l'encre électronique, une nouvelle ère s'ouvre pour la diffusion et le partage du savoir:

Présentation de papier électronique communicant le 6 juin à Paris...

Plus en DM @brunorives ou par mail.

jeudi 11 avril 2013

Livre de nouvelle génération

Le livre de nouvelle génération arrive, mixant encre électronique pour une lecture dense, annotation très proche du papier avec partage sur le réseau (Evernote dans le cas cité), mais surtout la connexion Internet dont les contenus profitent de ce support révolutionnaire et grâce auquel les éditeurs malins mettent dans le sac ou la poche de leurs lecteurs un catalogue à jour:

Démonstrations en réel le dimanche 14 avril 2013, ici...

mercredi 26 septembre 2012

Papier électronique, Android, HTML5, ...

Illustration des possibilités de l'encre électronique sur le Sony PRS-T2: 40 modifications par seconde, masque, support d'OS type Android et de son interface, menus contextuels, mode connecté et HTML5:

vendredi 7 septembre 2012

Fin du web et papier électronique

Les nouvelles tablettes à base d'encre électronique, à l'instar du dernier Sony PRS-T2, sont prêtes pour l'Internet, c'est une rupture annoncée. Mais le Web et ses navigateurs ne sont pas prévus pour: mises en page aléatoires, images mal préparées, graisse trop faible des textes, annotation impossible, etc. Déjà Apple avec Safari présente une option "lecteur" qui nettoie les pages, pour que la consultation soit plus commode et dense, et des plates-formes comme Flipboard reprennent des normes d'exécution classiques.
La fin du Web est inéluctable, les apps l'ont remplacé sur smartphones et tablettes rétro éclairées. Quelques-unes commencent à exister sur Kindle d'Amazon, indépendantes, mais leurs modèles techniques et économiques sont complexes. Avec ces dernières tablettes intégrant Android et ses interfaces (double tap pour zoomer sur des blocs d'information, par exemple), les éditeurs de contenus et d'applications devraient trouver un domaine de développement dépassant les simples lecteurs de texte et outils de dessin.
D'ores et déjà, grâce à ces derniers dispositifs connectés, on peut créer des blogs et sites pour l'encre électronique, ou lire directement en ligne des contenus bien préparés (y compris des animations avec HTML5), ouvrant un marché jusqu'alors réservé au rétro éclairé.

mercredi 5 septembre 2012

E-Ink - Sriram Peruvemba, IFA 2012

Présentation et démonstrations, par Sriram Peruvemba, Chief Marketing Officer, des dernières technologies, produits et prototypes E-Ink: papier flexible, mobile double face (rétro éclairé, encre électronique,...), couleur, etc.



Opportunités et enjeux, impacts sur les usages, combinaison avec la réalité augmentée, le 2 octobre, aux Rencontres Bug Lab.

vendredi 17 août 2012

Racine, Sony PRS-T2 et papier électronique

De qualité quasi identique à celle du stylo, ce n'est qu'une question de mois qu'elle le soit totalement, l'écriture fait partie intégrante de l'histoire de la connaissance.
Avec le dernier reader Sony, comme les précédents, cette fonction permet simplement, sans perdre sa concentration, de prendre des notes, d'entourer des mots, d'apposer un signe, de corriger. On peut ainsi garder en mémoire ou passer l'information utile à un correspondant ou une communauté (c'est une grande frustration sur papier classique de ne pouvoir le faire). Elle est associée à une gestion des notes sans équivalent.
Désormais, par une qualité supérieure, un accès au nuage sans passer par l'ordinateur, et l'intégration aux plates-formes Evernote et Facebook, l'écriture électronique partagée va trouver son marché.

Voir aussi cet essai de dessin ultra rapide lors du salon Docks Art Fair, une expérimentation art de Tebaldo et Galarno.

vendredi 8 juin 2012

Reader flexible - Wexler, LG et E-Ink

Voici le premier reader semi-flexible 6 pouces, de la société russe Wexler, à base d'écran LG (technologie E-Ink). C'est une étape clé vers la légèreté, la robustesse, l'abaissement des coûts, l'utilisation dans des situations extrêmes, et pour les enfants. Démonstration de substrats flexibles et présentation de plus grandes tailles lors des prochaines Rencontres BugLab Tebaldo du 2 octobre prochain à Paris.

mardi 5 juin 2012

SID 2012, les nouveautés d'E-Ink

Au SID (the Society for Information Display) 2012 à Boston, E-Ink va présenter des produits et concepts design démontrant tout l'intérêt de l'encre électronique:
- Le reader NOOK Simple Touch intégrant GlowLight, pour éclairer la surface de lecture
- Un système de sécurité d'Invue, intégrant un affichage E-Ink de forme ronde
- Des étiquettes et des afficheurs pour la signalétique de Pervasive Displays
- Un dispositif Epson A4 pour la consultation de documents médicaux et pour l'industrie, d'une résolution de 300 dpi
- Rukus Solar de la société Eton, un cystèmes d'enceintes solaires Bluetooth avec affichage de batterie et de connectivité à base d'encre électronique
- L'afficheur de grande taille "Machikomi Billboard", de Toppan, pour l'information d'urgence et publicitaire
- De nouveaux kits de développement, notamment pour la technologie segmentée SURF
- Des écrans flexibles
- Des concepts design: communication sur les feux de trafic routier, un ordinateur pour vélo, un étui affichant des données de niveau de batterie et des messages, etc.

Démonstrations, stratégies et enjeux, lors des prochaines Rencontres BugLab/Tebaldo à Paris.

mardi 15 mai 2012

Bridgestone, papier électronique - Inévitable intégration industrielle

Avec l'arrivée du flexible, l'industrie de l'encre électronique entre dans une phase nouvelle. D'une architecture classique d'écrans connectés à un micro ordinateur, type LCD, elle passe à un monde qui demande des ressources intégrées et multiples suivant les usages: encres, substrats, contrôleurs d'écran, processeurs et batteries flexibles, cellules photovoltaïques, nouvelle génération de logiciels de consultation et d'écriture, formats spécialisés, plates-formes de distribution adhoc. Elle impose pour certaines applications de gérer les contenus de tout type d'un bout à l'autre de la chaîne. Les modèles de développement sont basés à la fois sur des marchés de niche et de masse.
Pour Bridgestone, dont la principale activité, le pneumatique, est d'une grande stabilité, l'aventure était sans doute trop risquée, même avec une technologie d'encre mondialement reconnue. Car les chances de réussir avec la seule maitrise de l'afficheur sont faibles.
Depuis des années, plusieurs groupes industriels globaux avec lesquels nous travaillons, à fort savoir-faire sur des secteurs analogues, expérimentent leurs technologies de papier électronique flexible, peaufinent leurs modèles économiques, et préparent des lancements de produits. Certains d'entre eux se pencheront peut-être sur les brevets de Bridgestone.
Communiqué...

mardi 17 avril 2012

Pebble, encre électronique et innovation

L'encre électronique est révolutionnaire. L'imprimé réinscriptible et communicant aurait pu rester le fantasme décrit dans Minority Report ou Harry Potter, le talent des ingénieurs en a fait une réalité, encore perfectible, mais dont l'intérêt est déjà largement démontré pour les tablettes de lecture, d'écriture, et les étiquettes de super marché. La deuxième vague s'annonce, plus massive, du plus petit affichage aux grands formats, grâce à l'arrivée de la couleur et du flexible.
Les usages les plus pertinents sont ceux qui "collent" à l'imprimé, en respectant ses codes, mais en lui adjoignant des caractéristiques issues de l'électronique. Comme pour toute innovation, la créativité prime. Ainsi, encore à l'état de preuve de concept, la montre Peeble fait un tabac (3 millions de dollars reçus en quelques jours par les futurs clients). Profitant de l'encre électronique, de sa lisibilité, de sa faible demande en énergie et de ses substrats flexibles et résistants, mais aussi de la communication avec les smartphones, il semble que ses concepteurs réussissent là où d'autres, y compris les plus grands comme Sony, peinent à imposer leurs dispositifs basés sur des systèmes un peu trop complexes, et surtout sur des écrans rétro éclairés gros consommateurs d'énergie et n'offrant pas la qualité de consultation requise.
Avec des produits comme Pebble, nul doute qu'une perception passéiste (appuyée parfois par des dénominations et des contenus ad hoc) ou limitée de l'encre électronique va s'en trouver largement chamboulée. Et ce n'est qu'un début.

vendredi 30 mars 2012

Encre électronique et art

Marie Denis, plasticienne, aime le papier, les plantes, les transmetteurs d'images et de textes qu'étaient les premiers fax, au point de mettre tout cela en musique pour créer des œuvres étonnantes, entre herbier et empreinte d'une transmission.
Lorsqu'elle aperçut le papier électronique, Marie Denis fit un bond. Non seulement elle pourrait laisser voyager ses œuvres de nouveau dynamiques, mais aussi garantir que dans cent ans, mille ans, avec une simple batterie, de l'énergie photovoltaïque ou une manivelle, ses créations resteraient intactes.
Ainsi est née la première œuvre expérimentale de Marie Denis à base d'encre électronique, présentée par la galerie Alberta lors du salon Drawing Now Paris, au Carrousel du Louvre, du jeudi 29 mars au dimanche 1er avril 2012.
Avec la collaboration éditoriale de Galarno et technologique de Tebaldo.

dimanche 18 mars 2012

Encre électronique à Drawing Now Paris

Les animations du Labo BnF et les différentes expérimentations et ateliers que nous avons menés avec des artistes à Berlin, Perpignan et Lyon l'ont démontré: à la croisée des chemins entre média classique et numérique, l'encre électronique, première révolution de l'imprimé depuis son invention, offre des caractéristiques de consultation, de médiation, une stabilité et une résolution, dignes des techniques traditionnelles, tout en apportant aux créateurs des possibilités de traitement et de diffusion sans précédents.
Marie Denis, artiste plasticienne passionnée par le papier, ne s'y est pas trompée. Elle propose de visiter ce nouveau support étonnant, avec une œuvre expérimentale à base d'encre électronique, présentée pour la première fois à Drawing Now Paris par la Galerie Alberta Pane (du 29 mars au 1er avril au Carrousel du Louvre).
Avec la collaboration éditoriale de Galarno et technologique de Tebaldo