On ne peut que s'associer à Antoine Gallimard pour fustiger ceux qui se serviraient aujourd'hui d'Alde Manucce pour vendre à grand prix une triste révolution numérique.Aldo Manuzio, professeur de grec et soucieux que ses élèves aient des livres, s'est justement lancé en 1480 dans la bataille pour pallier à la médiocrité des imprimeurs d'alors, obnubilés par ce marché prometteur de l'imprimerie de masse, comme on voit aujourd'hui fleurir des plates-formes, readers et autres ebooks, pour la plupart peu commodes, sans caractère innovant, et pas très attirants. Mais en 1501, c'était réglé, le livre moderne était né. On connait la suite.
Nous en sommes un peu là. L'encre électronique communicante, la réalité augmentée, et l'iPhone/tablette auraient enthousiasmé Aldo et ses acolytes, Musurus, Erasme, Mantegna, Dürer, sans parler de ses meilleures lectrices, Isabelle d'Este et Lucrèce Borgia. Quelle alchimie d'outils et de contenus auraient-ils inventée, quel modèle de diffusion auraient imaginé ceux qui à l'époque étaient à la fois éditeurs, imprimeurs, libraires, créateurs d'encres, de typographies et d'objets?
Tout cela est à expérimenter et mettre au point par les acteurs de la chaine du livre eux-mêmes.





PVI (Prime View International), papetier d'origine taïwanaise et l'un des principaux fournisseurs de "papier" électronique (Amazon, Sony, Jinke, Netronix et ses clients, ...), poursuit son développement industriel. Après l'acquisition d'e-Ink et de l'entreprise coréenne Hydis, ce qui lui a permis de multiplier par 4 ses capacités de production, PVI vient de signer un accord de coopération avec CMO, qui possède l'usine 5G la plus importante au monde. Elle pourra ainsi répondre à un marché en augmentation de 124% par an pour les cinq prochaines années et qui devrait atteindre 2,5 milliards de dollars en 2013. Le prix des écrans (42% du coût des readers), devrait également baisser de façon significative.
