jeudi 15 janvier 2009

Le "pourquoi pas?" d'Erik Orsenna

La session "Edition et numérique" organisée par Livres Hebdo le 15 janvier dernier a réuni plus de 400 éditeurs. C'est dire si le sujet est devenu une préoccupation des acteurs de la chaîne du livre. L'édition du 23 janvier de l'hebdomadaire en présentera les minutes.
Erik Orsenna prit la parole pour conclure. Nous avions une légère réserve à son égard due à ce que nous croyions savoir de sa participation à l'aventure du Cytale. Non seulement il a levé tout doute par l'enthousiasme qu'il a dit avoir éprouvé alors, mais il a d'emblée cadré son intervention par un vibrant "pourquoi pas?" associé aux dispositifs de lecture et en général à l'édition numérique.
"Pourquoi pas" lire Bérénice extrait d'une bibliothèque de poche en passant le Cap Horn, interrogea Erik Orsenna?
J'ajouterais:
"Pourquoi pas" emporter les 800 pages des Confessions de Saint-Augustin dans un dispositif de moins de 200 grammes?
"Pourquoi pas" se plonger entre deux réunions dans son roman favori sur une discrète tablette, de surcroît élégante?
"Pourquoi pas", à l'instar d'éditeurs de plus en plus nombreux, éviter d'imprimer les manuscrits pour les relire sur des dispositifs électroniques?
Merci à Erik Orsenna! Je ne suis pas prêt d'oublier ce "pourquoi pas" appliqué à l'édition numérique, et pourquoi pas à d'autres domaines, comme il l'a suggéré.

4 commentaires:

Marc-André Fournier a dit…

Les "minutes", le terme me semble malheureux; à moins qu'il s'agisse inconsciemment du procès de l'E-book ;-)

Bruno Rives a dit…

Vous avez raison !!! Les services (inconscients) de mon cerveau ont décidé de ce lapsus calami au vu des échanges sur le sujet depuis une dizaine d'années. Et ce n'est pas fini!

Jean-Lou Bourgeon a dit…

Voilà qui augure d'une année pleine de promesses. L'encre et le papier électroniques, avec l'arrivée de solutions innovantes telles l'écran transparent et avant tout la couleur vont permettre au concept de décoller.
Si, de plus les auteurs et acteurs de la filière livre en valident la pertinence, reconnaissent que le media est digne d'intérêt, alors nul doute que ça ne pourra nuire au développement des e-books. Cependant il y a encore un travail de fond à mener auprès des libraires, notamment en province où, récemment, lors d'un échange, l'e-reader était encore -faute de connaissance des enjeux- perçu comme l'ennemi à abattre. Symptomatique, la réaction d'un libraire indépendant : "vous voulez creuser notre tombe". Que nenni, simplement vous informer. Les grandes chaînes de distribution de la filière l'ont bien compris et semblent s'y intéresser. Bruno, encore du travail sur le terrain en perspective ! Nous suivons ça de très près.

Adrien Gaumé a dit…

Gare aux sables (é)mouvants d'un si faible signe...