dimanche 13 mai 2007

Les Echos e-paper, Ganaxa et Tebaldo

watchLes offres e-paper des Echos sont désormais proposées sur le site du journal.
Ganaxa, conseillée par l'observatoire Tebaldo, a mis au point une nouvelle maquette et une architecture de production et de diffusion spécialement conçues pour l'encre électronique, et fournissant des contenus pour les principaux supports du marché. Elle a également préparé un dispositif spécifique, le lecteur Les Echos, conforme aux exigences de ce nouveau lectorat, en terme d'ergonomie, de commodité et d'autonomie, et permettant d'intégrer de nouvelles fonctionnalités pour les fournisseurs de contenus comme pour les annonceurs. Flammarion travaille ainsi sur une nouvelle forme de roman spécialement adaptée.
Comme le couple iPod/iTunes d'Apple, ce nouveau lecteur est intimement lié à l'infrastructure de diffusion et de préparation des contenus et intégre sans compromis pour l'usage ce que la technologie permet de faire au mieux. Pour en savoir plus....

16 commentaires:

Lorenzo Soccavo / Nouvolivractu a dit…

Bravo ! Tous nos voeux de réussite vous accompagnent.
Pour info :
NouvoLivrActu a lancé depuis quelques jours dans son Forum e-paper (http://www.cluster21.com/forums/forum_e_paper) un sujet sur ce thème : "Le quotidien Les Echos en e-paper"

Anonyme a dit…

Juste une précision, il serait juste de préciser que la maquette EPAPER des Echos est le fruit d'un travail collaboratif entre Ganaxa, Tebaldo et l'équipe technique des Echos qui dans ce projet, a apporter tout son savoir faire lié à la déclinaison des contenus des Echos sur des terminaux mobile comme les téléphones ou pda. Ce qui par ailleurs, nous a permis d'en faire une version adaptée pour le terminal iLiad de la société iRex. Merci d'en tenir compte la rochaine fois.
Cordialement, Les Echos

Bruno Rives a dit…

Cela allait sans dire, mais c'est mieux en le disant.

Anonyme a dit…

vu sur gizmodo, le nouveau papier de philips:
http://fr.gizmodo.com/2007/05/14/epapier_lcd_couleur_de_lgphili.html#more

Hadrien GARDEUR a dit…

Interessant aussi d'avoir enfin plus de détail sur le périphérique "Les Echos", qui me semble être une version OEM typique de PVI, c'est à dire un périphérique en effet très leger et idéal pour le transport.

On a aussi une liste des formats supportés, où je vois apparaitre le PDF qui n'était pas disponible sur le STAReREAD: j'imagine que c'est sur ce type de point la que Ganaxa est intervenu.

Le PDF est surement le format retenu pour la diffusion des Echos aussi étant donné qu'il est supporté aussi par l'iLiad, et le Sony PRS-500 qui apparaissait dans la liste des périphérique pour l'abonnement "nu", sans lecteur.

Etant donné que le e-Reader Les Echos a un écran de taille identique au PRS-500, le contenu PDF pour ces 2 supports est donc le même... Bon point pour Feedbooks sur lequel je travaille, étant donné que nous supportons deja le PRS-500 et l'iLiad.

Bruno Rives a dit…

Le PDF sera à terme disponible, mais ce n'est pas le format de base sous lequel Ganaxa travaille, pour différentes raisons. L'approche de Digital Edition serait plus intéressante, mais se heurte aux limites actuelles de vitesse de l'encre, et peut-être d'interface, également.
La question centrale est l'apport de l'encre électronique au traitement et à l'accès au contenu.
L'expérience de Feedbooks est très intéressante, en tout cas.

Hadrien GARDEUR a dit…

L'approche de Digital Editions et d'un format XML plus facile à manipuler est en effet une bonne chose. Reste le problème du support de ces formats: les acteurs du marché doivent les integrer.

Le seul point qui me parait pour le moins gênant avec des formats comme l'OEB, le BBeB etc... c'est que souvent, la qualité de la typographie en prend un coup. S'adapter à toutes les tailles d'écran, permettre de facilement changer la taille des polices, tout cela est en effet adapté au livre electronique, mais pour retranscrire une experience vraiment similaire au papier, il ne faut pas laisser derrière la qualité de la typographie.

Alain Pierrot a dit…

Je souscris tout à fait à cette remarque : pour favoriser la lecture, il faut recourir au talent et à l'expertise des typographes et maquettistes, dont je décrirais volontiers le métier comme celui des "arts de la lisibilité". Et l'activité de cette communauté reste innovante, comme en témoigne la liste d'orateurs à une conférence récente, organisée par Linotype.

Bruno Rives a dit…

Vous avez tout à fait raison, la typographie est l'une des clés du succès. Mais aussi la marge, et beaucoup de choses encore, qui font l'alchimie du livre. On pourrait ajouter, coté support électronique, le respect des caractéristiques du papier traditionnel comme la durabilité et la commodité.
J'aime bien le terme d'"arts de la lisibilité".
ps) J'ai écrit un ouvrage qui va bientôt sortir et qui traite en partie de ces sujets.

Bruno Rives a dit…

Suite... Et Le Sony Reader, pour l'instant, offre le meilleur traitement typographique et photographique.

Hadrien a dit…

Autre point interessant: Les Echos comptent ils mettre à disposition gratuitement ou vendre le firmware de leur reader ?

Il y a un certain nombre de personnes qui ont deja un STAReREAD mais avec uniquement le support du STK. Ceux ci seraient surement très interessés des ajouts dont dispose le firmware des Echos.

Bruno Rives a dit…

Le lecteur des Echos est basé sur un ensemble de composants matériels et logiciels nouveaux, PVI et StareRead en fournissant une partie (le format STK est ainsi à priori supporté). Il faut donc ce dispositif pour bénéficier de certains contenus spécialement préparés et distribués, et de nouvelles caractéristiques, également.
Ganaxa pourrait effectivement envisager un "upgrade" de readers existants, si c'est possible, c'est une bonne idée que je transmets.
Néanmoins, Les Echos e-paper seront progressivement disponibles sur les principaux e-readers génériques du marché (c'est le cas du Sony Reader), dans une version de base. Ce sera j'imagine le cas du StareRead, si il y a une demande et si le journal Les Echos le souhaite.

Hadrien GARDEUR a dit…

Ok donc il y aurait bien des éléments de hardware nouveaux, ce qui n'est pas évident avec simplement leur page comme information...

Sinon de manière plus générale je m'interroge quand au fait que tous ces journaux, avec le passage au numérique, restent enfermés en terme d'offre de contenu à leur format de base. Il y a eu une certaine ouverture avec le web (sous forme de contenus disponibles que pour le web, ou plus récemment avec une plus grande interaction entre des éditions papiers et web). Mais la véritable révolution du numérique pour le journal, devrait être une révolution du flux. Après tout, le lecteur est-il forcément interessé par 100% du contenu d'un journal ? J'en doute. Sous forme numérique, le journal devrait donc continuer à faire le flou entre le papier et le Web, mais surtout ne plus se restreindre à une seule et unique publication.
Piocher la rubrique culture d'une revue, les pages économiques d'une autre, coupler cela aux annonces d'emplois qui sont ciblées sur l'utilisateur, afficher uniquement l'état de son portefeuille boursier... La presse à l'ère e-ink doit se faire plus souple et pouvoir integrer des contenus de toutes les sources possibles.

On parle beaucoup des connections sans-fil, ou encore d'interactivité sur ces supports: à mon avis il est plus important encore de donner un maximum de souplesse quand à la personnalisation du contenu, plutot que de vouloir copier le fonctionnement d'un ordinateur.

Bruno Rives a dit…

Je rejoins Hadrien Gardeur. C'étaient les conclusions d'un débat que nous avions eu sur le sujet il y a plus d'un an.
Le témoignage d'un lecteur d'age mûr, notamment, passé au web et aux flux comme nous tous, et qui nous avait dit qu'en vacances, loin de l'Internet, il n'avait pu revenir au journal classique. Il n'y reviendrait jamais. Il attendait de l'encre électronique qu'elle améliore son confort de lecture et apporte de nouveaux moyens, commodes, d'accès à l'information. C'est là-dessus que nous travaillons.

Concernant l'ouverture à d'autres flux, ce n'est pas évident, car il faut respecter les modèles économiques et publicitaires, éditoriaux, ou encore l'organisation des journaux.

Une façon de réfléchir à cela est de se poser la question de la forme que prendrait un nouveau journal lancé en 2007? Quel support, quelle organisation, quels process intègrerait-il?
Ce serait sans doute une collection de flux, créés sous l'autorité de la marque journal, et diffusés sur différents "lieux" (le papier électronique en faisant partie pour la lecture et l'affichage). Quant au lecteur, voudrait-il les flux de plusieurs marques sur un reader unique, ou préfèrerait-il profiter d'alchimies différentes entre les axes éditoriaux et les contenants de chaque émetteur?

Je crois que tous les scenarii sont possibles, tout dépend de la valeur des flux et de l'apport des dispositifs en question (reader, magnet de réfrigirateur, bracelet).
L'éditorial de certains de nos projets, comme celui d'une encyclopédie ou des Echos, par exemple, est unique et cher, il peut sans doute être le flux principal, même sur des dispositifs dédiés sophistiqués.
La question se pose pour des contenus moins riches, ou très simples (un long mail...), qui doivent être combinés pour valider l'utilisation de certains supports.

Hadrien GARDEUR a dit…

Nous travaillons aussi sur cette question du flux avec Feedbooks, même si c'est au final avec des contraintes assez différentes.

Je suis tout à fait conscient de la complexité que le passage au flux entraîne dans les rédactions du monde entier quand aux modèles rédactionnels et économiques, et donc du fait que ce passage au flux se fera en quelque sorte de manière différente comparé aux contenus déjà disponibles sur Internet.

Mais même sur Internet, le passage du flux à l'e-paper comporte ses problématiques: beaucoup de sites utilisent le flux comme une voie d'accès vers leur site par exemple, plutôt que comme un véhicule pour l'information. Aux USA beaucoup de sites proposent soit un flux se contentant de rediriger le lecteur, soit un flux avec l'intégralité de l'information mais comportant de la publicité en contrepartie. Pour Internet, c'est surement ce type de modèle la qui va s'imposer, où peut être de flux payants, mais les contraintes techniques et de facilité d'utilisation risquent de poser problème.

Des services d'extraction de données comme Dapper devraient considérablement enrichir l'offre en matière de flux, mais ce sont des problèmes de propriété intellectuelle qui surgissent alors.
Le traitement du flux ne s'arrêtera pas d'ailleurs à sa simple selection pour former un aggrégat remplaçant le journal, il y aura aussi tout un travail de filtrage possible: que ce soit automatique avec un service comme Yahoo Pipe ou en passant à travers des filtres communautaires, quelque chose de similaire à Digg par exemple.

Sans parler de contraintes techniques toujours, avec au final assez peu de standardisation sur la diffusion via Internet comparé à un contenu rédactionnel classique.

C'est encore un peu en chantier sur Feedbooks mais nous comptons dans les prochains mois améliorer notre support des flux, et proposer de plus en plus de ces éléments permettant de se constituer ce mélange de flux et d'informations en tout genre, qui ne mérite pas vraiment le terme de journal.

Le cas idéal pour cette révolution e-paper couplée au flux serait d'avoir une plateforme, un format unique permettant de mélanger avec la plus grande simplicité les contenus éditoriaux classiques et ces contenus nous venant du web et d'une multitude d'autres sources d'information. Nous en sommes encore assez loin pour de nombreuses raisons, mais toute une réflexion sur le sujet doit commencer à s'élaborer.

Il ne faudra pas oublier au passage, que tout le monde ne souhaite pas forcément réaliser toutes ces opérations, et que l'information "clé en main" a encore sa place même dans le monde du numérique.

Alain Pierrot a dit…

Encore à propos de ce qu'est un livre dans notre imaginaire, de la lisibilité et de la typographie, il y aura sans doute beaucoup à apprendre aux Rencontres de Lure du 19 au 25 août.