lundi 22 mai 2006

Une façon d'apprécier le marché du e-reader...

watch« L'usage que j'en ferais - s'il m'était donné de posséder un tel appareil ?

Liiiiiire... sans plus compter! Je n'ai jamais pu surmonter l'angoisse de ne pouvoir emporter plus de livres avec moi, à la veille des départs - non seulement pour les lointaines, mais aussi pour de plus proches destinations (à commencer par le boulot - je suis employé à temps partiel à La Poste, et je profite de quelques secondes parfois imparties entre deux collectes, feux rouges, pour parcourir les pages de livres que j'ai stockés sous mon siège, dans ma boite à gants ou mes poches!... Apprendre un poème, une chanson, une tirade, saisir au vol une sentence : une acrobatie à laquelle je m'adonne sans relâche, alors... vous comprenez ?! »

Un futur possesseur du Sony Reader, 18 mai 2006, en réponse à la question : « Que ferez-vous d’un e-reader? »

2 commentaires:

Agnès, Seb, Shéhérazade & Paprika a dit…

c'est quoi ce truc ?
pour ma part le livre c'est aussi un truc à tenir, je tourne les pages dans un sens dans l'autre. je ne lis pas de la même façon que vous.
de plus, sur un texte d'écran, je suis incapable de retenir la moindre chose, question d'habitude ?

seb

Bybye_bartle a dit…

l'avènement du Librié n'implique pas la mort du livre - mais répond peut-être à des attentes spécifiques jusqu'ici restées en souffrance? Il y a un temps pour chaque chose, ça on savait - il y a aussi certainement - un lieu! Une bibliothèque pour les livres, certes! et pour ma part, je reste comme vous un inconditionnel de l'objet - les livres s'empilent, soit dit en passant et au désespoir de mes proches (j'ai du annexer une sérieuse partie de leur espace vital...) Ces livres que je ne braderai pour rien au monde : ils me possèdent, ils me tiennent compagnie - c'est moins emmerdant qu'un chien - nous nous transformons mutuellement et c'est peu dire qu'un corps à corps s'engage à chacune de ces lectures : d'ailleurs, je défie quiconque de parcourir, sans s'arracher les cheveux, les lignes ou les pages par lesquelles je suis déjà passé-repassé et qui sont autant de tranchées dans une guerre... pour l' identité : lire... pour devenir! La fonction et la matière essentielles du livre : aucune technologie ne saurait les remplacer! Mais comment ne pas entrevoir ici, avec le Librié et ses avatars, des possibilités jamais offertes qui viendront moins en substitut qu'en complément formidable - et pourraient démultiplier à l'infini la surface d'échange entre ces deux corps - le livre et soi, justement!?...(J'aurais tant de suggestions d'emploi!!!...) Puis, à la fameuse question : si vous ne deviez emporter qu'un seul livre avec vous, blabla... sur une île déserte : j'ai l'arrogance de penser qu'il sera bientôt déplacé de répondre!...
Néanmoins, les développeurs devront exercer leur souci éthique, plancher sur des procédés de fabrication faibles en dégagements à effets de serre; garantir aussi la reprise et le recyclage des batteries - pas toujours aisé quand on est retiré au désert ou sur son île! Car, à quoi bon savoir que j'aurai contribué à épargner directement une centaine d'arbres (équivalent papier du contenu d'un Librié(?)) si je découvre parallèlement qu'une économie plus sournoise s'est mise en place, mais qui conduise de façon aussi sûre, par le jeu des sous-traitances, au péril de toute une espèce - des bonobos, des baobabs ou que sais-je?!... J'exagère, mais quand même... il faudrait y penser, vous ne croyez pas? Puisse l'insularité ou le désert rester l'apanage de quelques zones limitées, sur notre planète! Pensez donc au label! et en attendant le Bio-Librié, bonnes lectures!