mardi 9 février 2010

e-readers - La part de la Chine

On estime que 4 millions de readers à base d'encre électronique ont été vendus dans le monde en 2009, 12 devraient l'être en 2010, et 18 en 2012, d'après iSuppli Corp.
Le marché chinois devrait passer de 800 000 unités en 2009 à 3 millions en 2010 et devenir avant 2015 le premier au monde. Dans un usage de lecture/écriture "besoin", comme l'enseignement ou la documentation technique, et dans un pays où le reboisement est une priorité nationale et où le nombre d'étudiants croit de façon significative, l'encre électronique offre un rapport qualité/prix incomparable, que ce soit vis-à-vis du papier traditionnel ou de l'électronique classique.
Les plates-formes chinoises sont parmi les plus abouties, offrant pour certaines l'ensemble de la chaîne du livre, de la création des contenus à la commercialisation et au prêt en bibliothèques.

samedi 6 février 2010

Lost - Mondialisation de la diffusion, un signe fort

Largement engagée par Apple, Google et Amazon, la mondialisation de la diffusion des contenus prend de l'ampleur. Un signe fort? La saison 6 de Lost sur iTunes...

jeudi 4 février 2010

Encre et papier électroniques - iPad, Kindle, Sony

A l'heure de l'iPad et de l'engouement que cette tablette (et bientôt celle de Google) provoque chez les fournisseurs de contenus, quelle place pour l'encre électronique?
Y répondre est un exercice délicat dans un domaine où l'usage contredit souvent les idées reçues. L'iPhone s'est finalement révélé un bon dispositif pour lire la presse, et les nouveaux écrans rétro éclairés sont utilisables en pleine lumière comme dans l'obscurité. Et il y a tant d'avantages à avoir un iPad ou un livre et cahier en papier qu'on peut supporter certaines de leurs soit-disantes limitations pour la lecture ou l'écriture.
Le Kindle ou les readers de Sony sont des succès, principalement dus aux services rendus par leur plate-forme associée, mais pour combien de temps? Ne verra-t-on pas un changement de technologie, pour passer à l'oled comme certains prototypes le suggèrent? Et si la grande leçon qu'ils nous enseignent avec l'iPhone et l'iPad n'était pas l'écran mais plutôt le fait d'un objet commode permettant dans des situations adéquates la pratique de la lecture?
La question se pose: quelle place pour l'encre électronique?
Ses atouts sont incomparables, et pour ne citer que les principaux: bi-stable, pas besoin d'énergie pour tenir l'affichage; haute résolution (jusqu'à 400 points au pouce, contre 132 pour des tablettes comme l'iPad); écriture bientôt identique au papier; personnalisation totale et diversité des dispositifs; prix des supports (quelques euros à terme pour une petite feuille); écologique et faible consommation.
Alors que manque-t-il? Un "détail". L'alchimie du livre, du cahier ou de l'affiche.
L'encre électronique et ses composants ont encore des défauts de jeunesse, supportables pour les applications besoin, mais non pour la lecture et l'écriture plaisir ou la publicité. Ces problèmes sont en passe d'être résolus, mais il faut aussi imaginer des contenus, des traitements et des formes de livres ou d'affiches qui bénéficient des caractéristiques du média, pendant qu'il gagne en qualité, en finesse d'écriture, en intégration de contenus riches.
Réussir cette alchimie est un enjeu industriel colossal auquel se sont attaqués bon nombre de startups et de groupes établis du monde entier. Et nul doute qu'ils y arriveront. La Corée, pour ne citer qu'elle, parie sur le remplacement de l'imprimé par des dispositifs à base d'encre électronique dans ses administrations et écoles à partir de 2011. C'est demain matin.