samedi 29 novembre 2008

Transformation de l'édition contemporaine - France Culture

Une très bonne émission de Monique Canto-Sperber de France Culture sur les problématiques de l'édition contemporaine, avec Jean Yves Mollier. On y parle de beaucoup de sujets connexes qui intéresseront les acteurs de la chaîne du livre classique et électronique. Les enjeux des supports de dernière génération sont peu abordés, mais ce n'est pas le sujet. A écouter en tout cas...

jeudi 27 novembre 2008

Amazon, Ganaxa et l'avenir de la presse

A l'heure où SFR expérimente avec la plate-forme communicante de Ganaxa la diffusion de 7 journaux et de nombreux ouvrages, une indiscrétion donne les chiffres d'abonnement payant du New York Times sur le Kindle. Plus de 10 000. Sur une estimation de 240 000 dispositifs vendus, le score est intéressant. Alors, les plates-formes communicantes à même de gérer la presse, telles celles d'Amazon ou de Ganaxa sont-elles l'avenir de la presse? A suivre...
Rappel - Bruno Rives anime au Canada le samedi 6 décembre, à 9 heures, un atelier "Les médias traditionnels ont-ils un avenir?", pour les 40 ans de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

La Chine, berceau de l'e-imprimerie

Dans cette période d'avant rupture, comme nous l'avons connu pour la musique (la comparaison est néanmoins à faire avec beaucoup de précautions), les dispositifs génériques de lecture à base de papier électronique sont de plus en plus nombreux à entrer sur un marché mondial qui attire les convoitises. Un million de readers se sont vendus en 2008.
L'un des derniers en date, basé sur le Hanlin V3 de la société chinoise Jinke, et rebaptisé Bebook par Endless Ideas BV basée en Hollande, propose le support le plus large en terme de formats, protégés ou non: PDF (très bien géré), MOBI, PRC, ePub, LIT, TXT, FB2, DOC, HTML, RFT, DJVU, WOL, PPT, MBP, CHM, BMP, JPG, PNG, GIF, TIF, RAR, ZIP, MP3. La plate-forme logicielle est solide, prévue en Chine pour la distribution de contenus pour tout réseau, direct, librairie, bibliothèque; le dispositif est suffisamment renforcé, pour éviter la casse due à la fragilité de ces premiers "papiers" sur substrat de verre, en attendant le flexible.
Avec plus d'une dizaine de modèles différents et des plates-formes parmi les plus sophistiquées, la Chine, berceau de l'imprimerie à caractère mobile, joue un rôle de tout premier plan dans la conception et la production de dispositifs génériques, ou adaptés à des usages et projets éditoriaux spécifiques (le GeR2 communicant de Ganaxa).

mercredi 26 novembre 2008

Du livre moderne au livre électronique

Pour réussir le délicat passage des incunables au livre moderne transportable, de 1499 à 1501, Aldo Manuzio, professeur de grec et humaniste, suit une démarche originale.
Il intègre une réflexion conjointe sur le support, les usages et les projets éditoriaux (manuel pour les étudiants qui n'en disposaient pas à cette époque, édition des classiques et des contemporains pour le plus grand nombre, contenus jamais imprimés comme les romans, journaux et contenus en hébreux ou vernaculaire italien); il invente des typographies ad hoc, la plus connue étant l'italique Aldino imitant l'écriture manuscrite, et il met au point les poinçons (l'une des clés que Gutenberg n'avait pas trouvée) pour des caractères fins et agréables à l'œil, à même de réduire la taille de l'objet; il innove dans les compositions, et, assisté d'artistes comme Mantegna, équilibre les pages et les marges; il invente la chasse des caractères d'imprimerie, l'apostrophe, le point-virgule; avec des graveurs comme Dürer, il met au point l'illustration imprimable; il crée des encres et des papiers à même de supporter l'ensemble de ces nouveautés; il masque les nerfs au dos de l'ouvrage, auparavant disgracieux et limitant le feuilletage, soigne la couverture, la rend belle grâce à des ornementations (fers Alde); il valide ses éditions par une marque d'excellence, l'ancre et le dauphin et complète de quelques "détails", comme un modèle économique à même de proposer le livre à un prix acceptable...

Pour le passage du livre moderne au livre électronique, des innovations analogues, combinées à certaines de l'iPhone ou de la Nintendo DS, doivent être trouvées, tout en suivant la devise d'Aldo Manuzio: "Hâte-toi lentement".

mercredi 19 novembre 2008

Forum européen de l’essai sur l’art - Papier électronique

Le Forum européen de l’essai sur l’art propose le samedi 22 novembre à 11h, à l’Institut national d’histoire de l’art, une conférence "Papier électronique et édition à l’ère de la numérisation".
Avec Anne Kieffer, directrice générale Art, Havas, et Samuel Petit, partenaire de Tebaldo.
Modalités et programme...

Presse, affichage, et édition papier électronique au Canada

Prochaines conférences et débats animés par Tebaldo au Canada:
- Vendredi 21 novembre, 12 heures - dîner/débat "Papier électronique, stratégies en enjeux" et signature Aldo Manuzio au Salon du Livre de Montréal, stand de la Librairie Monet. Pour plus d'informations, écrire à Catherine Tremblay.
- Samedi 22 novembre, 17 heures - Table Ronde au Salon du Livre de Montréal, organisée par la Librairie Monet, avec François Bon et Bruno Rives, "Livre électronique et édition numérique: entrevoir l'avenir".
- Samedi 6 décembre, 9 heures - Québec - Atelier "Les médias traditionnels ont-ils un avenir?", pour les 40 ans de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

samedi 15 novembre 2008

Le marché des dispositifs de lecture s'ouvre...

1 million de readers à base d'encre électronique auront été vendus en 2008, d'après Digitimes. C'est une étape significative dans l'industrie de l'électronique grand public (il a fallu 2 ans pour l'iPod, 74 jours pour l'iPhone). Et c'est d'autant plus remarquable que les premiers produits sont assez déceptifs, loin de la qualité et de la convivialité de ceux d'Apple.
2009 sera l'année d'expérimentations opérationnelles massives et de la sortie de plates-formes abouties à des prix plus abordables. C'est dans ces périodes que s'opèrent les prises de positions stratégiques de la part d'acteurs confirmés ou de nouveaux entrants.
A partir de 2010, avec l'arrivée de substrats semi flexibles rendant les readers beaucoup moins fragiles, avec des prix de support et des techniques de production proches du papier classique, nul doute que le marché connaîtra un très fort développement.

mercredi 12 novembre 2008

Editions de l'Eclat - L'encre électronique est de l'encre

"Le lecteur de livres n’est pas dupe « d’une encre électronique qui n’est pas de l’encre et du papier électronique qui n’est pas du papier »".
Si cette phrase extraite d'un billet des Editions de l'Eclat est à prendre au premier degré, sans juger du fond de l'article et tout en partageant les réserves exprimées par l'auteur sur les readers génériques actuels, nous devons rectifier:
L'encre électronique porte bien son nom. Elle est composée de micro éléments, très proches de pigments, qui flottent dans du liquide ou dans l'air au lieu d'être déposés. Elle est plus écologique que l'encre traditionnelle et a été mise au point par des admirateurs de l'inventeur du livre moderne sans lequel il n'y aurait pas d'édition du tout. Elle permet des créations, compositions et modes de diffusion innovants, pour le plus grand bien des auteurs et des lecteurs. Quant aux "papiers", ils couvrent différents substrats dont certains sont très loin du support traditionnel car ils apportent des caractéristiques nouvelles comme la résistance à l'eau, l'audio ou la communication. Ils pourraient être organiques, mais il faudrait alors en démontrer l'intérêt.
L'encre électronique est une invention remarquable. Elle entraîne la première révolution de l'imprimé, source de nouvelles applications dans la diffusion et le partage de la connaissance. Et c'est une chance pour les acteurs de la chaîne du livre, car ses modèles économiques et techniques pourront être très proches de ceux du support traditionnel, et beaucoup plus simples à intégrer que ceux de l'Internet classique.

jeudi 6 novembre 2008

Taikonautes et e-reader, Rencontres à Paris et à Montréal

Les premiers cosmonautes chinois (taikonautes) avaient emporté avec eux un petit reader e-ink 5 pouces de fabrication locale, contenant des documents techniques, et leur permettant d'écouter de la musique et des informations audio. Les avantages d'un tel dispositif dans l'espace sont incomparables: autonomie (une sortie pour réparation peut durer plusieurs heures), lisibilité, poids par rapport aux ordinateurs ou aux documents papier, respect de l'environnement.
Le reader sera démontré à Paris le 14 novembre lors des 11èmes Rencontres Tebaldo, et pour les Canadiens à l'occasion du Salon du Livre de Montréal, lors d'un dîner/séminaire "Papier Électronique Communicant, Stratégies et Enjeux", le vendredi 21 novembre, de 11h30 à 14h, au restaurant Decca. Pour plus d'informations, écrire à Catherine Tremblay.