dimanche 25 mars 2007

e-paper et Saint Jérôme

watch"LONDRES (AFP) - Plus de la moitié des Britanniques achètent des livres qu'ils ne lisent pas, simplement pour décorer leur intérieur, selon une enquête publiée lundi et menée auprès de 4000 britanniques."
La mode "Saint Jérome", peint avec ses livres, et qui avait déclenché à la Renaissance la frénésie du livre décoration, perdure, et pas seulement en Angleterre. Il est fréquent de voir les sommités de ce monde, photographiées avec en arrière-plan leur riche bibliothèque. Seul Ying-jeou Ma, l'ex maire de Taïpeï, la ville la plus avancée au monde en matière d'Internet et de haut débit, pose avec son ordinateur portable. En sera-t-il de même avec le papier électronique? Peut-être. En tout cas, les remontées statistiques permettront de savoir l'usage qui en est fait.

vendredi 23 mars 2007

e-ink et France Culture...

watchPhilippe Jannet, Jean-Michel Billaut, Jacques Angelé et moi-même étions invités à débattre de l'encre électronique au Salon du Livre, dans l'émission Science publique, de Michel Alberganti.
Le podcast est ici.

jeudi 8 mars 2007

Salon du Livre : Conférence stratégique de l'Observatoire Tebaldo

Au coeur du Salon du Livre, le vendredi 23 mars prochain à Paris, Tebaldo organise une conférence stratégique sur les opportunités et enjeux du papier électronique. A cette occasion sera présenté, en présence de l'auteur, le tout dernier ouvrage de Lorenzo Soccavo, Gutenberg 2.0: le futur du livre, qui sort chez MM2 éditions.
Détails et formulaire d'inscription...

mercredi 7 mars 2007

e-paper : Flexibilité, convergence, interopérabilité

watchLors de nos présentations et réunions, sur l'Internet également, nous recevons beaucoup d'avis sur le papier électronique. Pour les habitués de l'électronique, il devrait être flexible, convergent, et interopérable, entre autres. Voyons:
- Flexible, c'est souvent le premier fantasme. Mais dans la pratique, il est très difficile de lire des magazines dont le papier est très fin, comme le Time, ou même de simples feuilles A4. Nous avons besoin de les tenir à deux mains ou de les poser à plat. Quant au livre, il est heureusement rigidifié par l'épaisseur des pages et des couvertures. Le papier électronique n'échappe pas à cette règle, pour l'instant.
- La convergence n'est pas non plus une évidence. La lecture d'un mp3 peut se satisfaire d'un outil standard, mais la visualisation d'une gravure de Dürer, la lecture d'un roman ou la mise à jour en temps réel d'une fiche patient demandent des fonctions et des formats très différents. Cette convergence est demandée par les tenants du "on ne va pas avoir un outil de plus", mais combien de dispositifs "papier" a-t-on autour de soi ou avec soi. Tout dépend de l'usage, du contenu éditorial, du traitement qu'il demande.
- Enfin, la fameuse interopérabilité, qui a conduit à avoir des essieux de train de la largeur de ceux des diligences. Là encore on peut trouver arguments et contre arguments. Un catalogue d'exposition et un guide d'entretien d'avion ont-ils besoin d'être interopérables?

Tout cela engage à la prudence: encore sans doute quelques mois (années?) d'expérimentations, d'utilisations, de laboratoire sur l'usage (nous en avons créé un spécialement pour cela), de discussions et projets analysés objectivement, avant de savoir vraiment.